Seconde guerre  Résistance Française les hommes de l'ombre

La Résistance en Auvergne

La Résistance s'organise dans l'Allier

 

 

En quelques dates la Résistance s'organise dans l'Allier

Aperçu

 

Année 1940

18 Juin

Combats lors de l'invasion allemande;Veurdre, Moulin,Chatel de Neuvre,Saint Pourçain sur Sioule.

27 Juin

Entrée des Allemands à Clermont Ferrand et instauration du couvre feu.

29 Juin

Le gouvernement de Pétain s'installe à Clérmont Ferrand..

fin Juin

Premiers actes de Résistance contre l'occupant dans le Puy-de Dôme.

Juillet

Création du réseau Klan par le colonel de la Roque.

10 Juillet

80 parlementaires refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain contre 569 voix et 17 abstentions.

le députés Cantalien Maurice Montel refuse lui aussi les pleins pouvoir à Pétain.

Automne

A Vichy, la création du réseau Alliance par le commandant Loustaunau-Lacau alias "Navarre" et Marie Madeleine Meric.

Rentrée des étudiants de l'université de Strasbourg à Clermont-Ferrand.

 

Dès 1939, l'Auvergne vit affluer des milliers de réfugiers:Clermont Ferrand passa de 100 000 à 130 000 habitants en quelques mois.Parmis eux l'université de Strasbourg en exil et ses quelques 1500 étudiants  alsaciens et ses professeurs de renom.L'Université fut mamgré les raffles, le premier foyer de la Résistance  à Clermont Ferrand. A partir deJuillet 1940, la présence de l'Etat français à Vichy provoqua un foisonnement de réseaux de renseignement.Les résistants venaient d'horizon divers;ouvriers,ingénieur, avec la présence des usines Michelin, mais il y avait aussi des fonctionnaires et des paysans.

Au moment de la libération ,l'Auvergne fut le cadre d'un affrotement violents avec les troupes d'occupation autour du mont Mouchet.

 

Que c'est il passer en Auvergne? Comment la Résistance s'est elle organisée?

 

Commençons notre voyage en Allier

 


Les premiers actes de résistance commencent dès l'automne 1940. Ils ne sont pas forcément spectaculaires. L'assassinat de Marx Dormoy, le 26 juillet 1941, motive l'action de la Résistance locale qui réclame vengeance. L'opposition à l'occupant et au régime de l'Etat français peut aussi se traduire par des manifestations populaires et spontanées comme à Montluçon, en 1943, à l'occasion des obsèques d'aviateurs canadiens. A cette époque, la Résistance multiplie les actes de sabotage et intensifie la diffusion des journaux et des tracts clandestins. 

La Résistance extérieure émet depuis Londres sur les ondes de la BBC. L'Etat français tente de discréditer ces émissions par la distribution de tracts qui mêlent anglophobie et antigaullisme. A partir de la fin 1943, des groupes armés de résistants s'organisent et préparent la Libération du département.

A partir de novembre 1942, la présence de l'occupant sur tout le département est de plus en plus pesante pour les habitants.
La Résistance socialiste recrute surtout parmi les fonctionnaires et les employés municipaux, utilisant souvent les infrastructures locales.
La répression à l'encontre des personnes soupçonnés d'aider la résistance s'amplifie dès l'automne 1943.
Les Allemands se sentent de plus en plus menacés par la résistance et à partir du 26 juin 1944, le couvre-feu est imposé à 22 h 30.

 

L'Occupation et la collaboration

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. De nombreux hommes sont fait prisonniers.
L'armistice signé à Rethondes scelle la défaite militaire de la France et la fin de l'offensive militaire de l'Allemagne. 


                                      Vichy, capitale de la France


Le gouvernement français a quitté Paris depuis de le 10 juin 1940. L'exil commence : de Touraine en passant par Bordeaux, Clermont-Ferrand, il s'achève au début du mois de juillet 1940 à Vichy
Les hôtels et les villas sont réquisitionnés pour abriter ministères et fonctionnaires de l'État français.

Le 10 juillet 1940, trois parlementaires de l'Allier font partie des "quatre-vingts" qui refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain : le sénateur SFIO 
Marx Dormoy de Montluçon, le député maire de Commentry Isidore Thivrier et l’ex communiste Eugène Jardon, élu député à la complémentaire d’avril 1939.

                                                La France est coupée en deux
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.

La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.

Montluçon est situé en zone libre, alors que la rive droite de Moulins est soumis dès l'Armistice à l'occupant nazi et que 
Vichy est devenu le siège du gouvernement de Pétain et de l'État français après l'occupation de Bordeaux.

Les réfugiés affluent par milliers et s'installent dans la zone restée libre du département. 

La Demarkationslinie - la ligne de démarcation - ne disparaîtra que le 1er mars 1943, plusieurs mois après l’occupation totale de la France, le 11 novembre 1942.

                                                  La Révolution nationale

Dès le 11 juillet 1940, après la proclamation de l'État français, la République disparaît et le nouveau régime cherche des responsables de la défaite.
Ce sera d'abord les Anglais, puis les hommes politiques de la IIIe République, avec la loi du 17 juillet 1940 qui donne le droit de révoquer tout fonctionnaire paraissant être un élément de désordre, et les étrangers.
Les francs-maçons, responsable de la décadence, sont mis au ban de la société dès le 13 août 1940. Le maréchal Pétain affirmait que si un juif n'était pas responsable de ses origines, "un franc-maçon l'était toujours de son choix".

 

Etat de la situation

                                                    Les Juifs de l'Allier

Alors que les Juifs d'Europe sont contraints à l'exil, ils se trouvent confrontés à des politique le plus généralement restrictives et accueiillis en France dans des camps ouverts dès 1938 pour "étrangers indésirables".

En juillet 1938 se tient à Evian une conférence internationale sur la question des réfugiés, qui se révèle incapable de trouver une solution d’accueil, et reconnaît même à l’Allemagne le droit de traiter ses ressortissants comme elle l’entend.

A la veille de la guerre, la situation des Juifs est résumée par une formule de Haïm Weizmann, citée par Georges Bensoussan : "Le monde semble être divisé en deux parties: les endroits où les Juifs ne peuvent pas vivre et ceux où ils ne peuvent pas entrer."

Avec 300 000 Juifs en 1939, dont deux tiers vivaient à Paris, la France comptait la plus grande communauté d’Europe occidentale.
Elle représentait toutefois moins de 1% de la population et seule la moitié possédait la nationalité française.

Le nouveau statut des juifs, du 2 juin 1941 sera encore plus sévère.
Interdiction est faite aux Juifs, dès juillet 1940 de résider dans le département de l’Allier, dont le chef lieu est Vichy.
Le gouvernement de Vichy entame la répression contre les Juifs avec la publication du "statut des juifs", le 2 octobre 1940, première loi antisémite officialisant la politique d'exclusion.
Puis une loi du 22 juillet 1941 porte sur les entreprises juives et le contrôle des fonds appartenant aux Juifs.

 

 

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Combat (juillet 1944).Résultat de recherche d'images pour "resistance auvergne"

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Le Refus - Résistance en Auvergne

Galerie de Portrait

 

Itinéraire de mémoire

 

 Notre iténaire s'ouvre sur

Moulin

 

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Résultat de recherche d'images pour "Moulin dans l'allier en 1940 pendant la seconde guerre"Departement de l-Allier en 1939-1945

 

 Entamer un itinéraire de mémoire c'est avant tout  fouler ces lieux qui ont laissé des traces .........alors commençons si vous voulez bien par Moulin. Tout d'abord situons en quelques mots  la ville de Moulins ou Moulins-sur-Allier :Située dans l'Allier, en Auvergne, le long de l'Allier, sur les contreforts du Massif Central.à soixante kilomètres de Vichy, Moulins, préfecture de l'Allier et capitale du duché du Bourbonnais dans un temps passé, est transpercée par la ligne. La majeure partie de la ville qui se situe sur la rive droite, se retrouve en zone occupée tandis que le faubourg de la Madeleine, sur la rive gauche, est en zone libre. Le pont Régemortes, véritable fleuron de la ville avec ses treize arches et ses cent soixante-dix-sept années, est, malgré une arche détruite lors de la bataille de juin 1940, le point de passage officiel de la ligne.  

De juin 1940 à novembre 1942, la ligne de démarcation passe à Moulins-sur-Allier qui devient l’un des principaux carrefours officiels du passage inter-zones (avec Vierzonn-sur-SaôneLangon).Moulins, terre d'accueil du Ministère de l'Information devient un véritable goulet d'étranglement  .

L'entraide s'organise dans la ville, notamment avec les auxiliaires de la défense passive du colonel de la Rocque, qui distribuent des repas par milliers à ces exilés malgré eux 5 . 22 juin 1940. L’armistice est demandé et signé. Les Moulinois apprennent, incrédules, que Vichy, reine des villes d'eaux et phare du département, devient capitale de l’État français. Puis la colère et la rancœur supplantent la surprise dès lors que la ligne de démarcation, symbole de la défaite française, coupe la ville en deux et sépare arbitrairement les habitants

La ligne de démarcation est comme une frontière. Des guérites et des barrières aux couleurs allemandes sont installées aux postes de passage, signalés par des pancartes.  Un Ausweis (laissez-passer), délivré par les Kommandanturen (bureaux de l'autorité allemande chargés de l'administration militaire ou civile d'une zone déterminée du territoire) et très difficile à obtenir, est obligatoire pour aller d’une zone à l’autre, que ce soit à pied, en voiture ou en train.
Les personnes qui résident à dix kilomètres de part et d'autre de la ligne peuvent demander des Ausweis f¨r den kleinen Grenzverkehr(laissez-passer pour la petite circulation frontalière) qui leur permettent de circuler pour un temps déterminé sur le territoire de leur département coupé en deux. La délivrance de ces laissez-passer est du ressort des Feldkommandanturen et des Kreiskommandanturenlocales.
Jusqu'en septembre 1940, aucun courrier ne peut circuler d'une zone à l'autre.

 

En 1940 l'ancien château des Bourbons surnommé le "mal coiffé"aménagé en maison d'arrêt es passé sous commandement allemand. Le 18 juin 1940, lorsque les Allemands pénètrent dans Moulins et se font ouvrir les portes de la prison, ils y trouvent le gardien-chef nommé Perrin avec une partie du personnel pénitentiaire de Fresnes et de Clairvaux réfugié à Moulins. Le lendemain 19 juin, le gardien reçoit l’ordre de liquider immédiatement le personnel pénitentiaire réfugié. Perrin reste seul avec quatre agents et une vingtaine de prisonniers de droit commun. À compter de ce jour, les Allemands conduisent à la prison, à toute heure du jour et de la nuit, les Français qu’ils arrêtent, ainsi que les soldats allemands coupables de diverses infractions.

 

Le 30 septembre 1941, Perrin est mis à la retraite par l’autorité pénitentiaire. Le régime se durcit… et plus encore à partir du 22 janvier 1943, quand la prison devient une prison militaire exclusivement allemande, sous la direction du Docteur Maas. À compter de cette date, la prison est réservée à tous ceux qui, de près ou de loin, sont mêlés aux « crimes et délits graves » commis contre les Allemands, aux « attentats » dirigés contre la sûreté de l’occupant. La Mal Coiffée devient alors le fief de la Gestapo, en même temps que celui de la Feldgendarmerie et de l’armée, avec son cortège d’interrogatoires « musclés », ses tortures et ses régimes d’exception. De là de nombreux Bourbonnais furent déportés pour les camps de concentrations..

En poursuivant notre chemin sur la même avenue à la sortie du pont Regemorte nous rencontrons une stèle c'est le monument des martyrs de la libération; elle marque l'empreinte de ces 10 otages et résistants éxecutés lors de la libération de la préfécture.

 

Peu avant Marigny  voici un monument ; il nous intérpelle un instant sur 6 résistants:Francis Civade, Charles Févres, Jean Marchais, Marcel signoret,,Albert Tricot, et René Véniat.Ils furent capturés  et fusillés pâr des miliciens accompagnant une colonne de la Wehrmacht tombée dans une embusacde le 27 aôut 1944.

sur la route de Franchesse àn Bourbon l'Archambault Monsieur Marchand est entré dans les mémoires: sa stèle se dresse fierement  à l'emplacement de la maison Quillet qui fut pillée et brulée  par la  Milice et la Gestapo dans la rue des trois puits.

Partout  sur la route de Montluçon où que l'on pose les yeux  se trouvent des exactions nazies.

Au carrefour de Nauds le nom de G Copet à ygrande nous invite à nous arrêter:face à l'église le nom de P Grimouille en fait autant.En Janvier 1942 la police de Pétain arrêta plus de 40 personnes dans la régions dont M Barthou, A Barozzi, et L Dubost.Ils furent déportés ou fusillés.

continuant notre projet de découvrir ces lieux de mémoire, notre route arrive à la gare SNCF de Montluçon.Le moment du 6 Janvier 1943 est ici un jour noir:il témoigne de la détermination des habitants qui se sont couchés sur les rails empêchant ainsi le départ d'un train de requis au STO.

c'est aussi le jour ou le 3 Septembre 1943 143 juifs de la région furent envoyés à Drancy à destination d'Auschwitz

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.Au bout de l'avenue juste là  s'élève la statue de Marx Dormoy, sénateur maire  de Montluçon l'un des quatre vingt parlementaires ayant refusés les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940. Il se retire à Montluçon, où il est arrêté le 15 septembre et  placé en résidence surveillée à Montélimar. C’est dans cette ville qu’il est assassiné le 26 juillet 1941..

Résultat de recherche d'images pour "refus des parlementaires d'accorder les pleins pouvoir à Pétain"Résultat de recherche d'images pour "refus des parlementaires d'accorder les pleins pouvoir à Pétain"

 nous voici à Premilhat, et la Carrière de Grise: c'est à cet endroit  que 42 prisonniers de la Gestapo de Montluçon furent éxécutés le 14 Aôut 1944.

quittons Premilhat pour rejoindre les côtes de Châtelard  des résistants membre des MUR remplissent l'endroit de leur silence assourdissant,puis Commentry:à l'interieur de l'hôtel de ville se trouve le buste de Isidore Thivier. c'est un député maire faisant parti des "quatre vingt"membre du réseau Marco Polo.

Arrêter le 7 octobre 1943 il fut déporté et mourru au camp de struthof le 5 mai 1944.

Nous prenons ensuite la direction de Gannat au lieu dit la "Bosse" au carrefour de la route de Veauce  notre regard est attirè par un monument lié à  quatre noms qui raisonnent sans fin  pour ne pas les oublier......jamais: Anastasie Holovka, Henry Bloch,Pascal Santarelli, et François Kasmarek.

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Cet echo on le retrouve à Lalizole Raymond Thiebert,et André Masseret, deux maquisards du camps de Chalouze abattus en traversant la route du Sussat alors qu'ils tentaient de rejoindre le bois de Veauce assiégé.

Restons un instant à Gannat: il y eut ici une opèration d'envergure  contre le maquis de bois de Veauce.

Toujours en suivant les pas des martyrs  voici Champ-Toirat là quatre résistants furent massacrés,devant la gare SNCF Paul Guibaud fut abattu lors d'une mission par la Gestapo. le 17 mars 1943.

Nous terminons notre itinéraire par Cusset aprés l'avenue de Vichy Jean Zay,ancien ministre de l'Education dans le gouvernement du Front Populaire fut assassiné en Juin 1944 dans la carrière de Malaveaux par trois miliciens. 

 

les Juste d'Auvergne

 

 

 

Les Justes en Auvergne

 

Les Justes d’Auvergne à l’image des Justes de France sont pour la plupart des gens simples, des paysans, des religieux, des gens de bonne volonté qui justifient leurs actes courageux comme une simple réaction face à l’injustice.
Une mention spéciale doit être accordée à la Haute-Loire, aux monts du Vivarais et à la vallée du Lignon, c’est là dans ce pays rude qu’ont été caché entre 3.000 et 5.000 juifs. Les communautés protestantes de cette région sous l’impulsion et la direction du charismatique pasteur 
André Trocmé* (Mgr Théas* à Montauban et le cardinal Gerlier à Lyon) s’opposent ouvertement au régime. Mais c’est la prise de position de Mgr Jules Géraud Saliège*, archevêque de Toulouse, natif de Crouzit-Haut sur la commune de Mauriac, et ancien élève du petit séminaire de Pleaux (Cantal

 

Un destin exceptionnel

Quand l'homme de Dieu combat le Diable

 

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C’est à un auvergnat qu’on doit en grande partie, en France, la prise de conscience du drame juif. Suite aux déportations massives des israélites pendant l’été 1942, le mécontentement des catholiques grandit. Et pour la première fois des évêques .

Gabriel Piguet 

Monseigneur Piguet

 

 

"Nous ne pensons pas exagérer en disant que notre hospitalité diocésaine aura sauvé non seulement la liberté mais la vie de certains de ces réfugiés particulièrement en péril. Le cas le plus tragique fut celui de soeur Hélène, fille de la Charité dans la Congrégation de Saint-Vincent-de-Paul, personnellement visée par la fureur germanique. Cette religieuse avait favorisé l'évasion d'un grand nombre de prisonniers. La tête de cette femme était mise à prix par les Allemands: un million de francs. Elle risquait d'être immédiatement fusillée. La supérieure des Filles de la Charité fut plusieurs semaines emprisonnée en Allemagne, parce que sa subordonnée demeurait introuvable... Cette soeur un beau jour débarqua à Clermont. Notre protection lui fut demandée. Comment refuser un pareil acte de charité ? Notre solution protectrice fut efficace puisque soeur Hélène est morte de mort naturelle après la Libération, mais il n'est que justice de saluer le sens hautement fraternel des soeurs de Saint-Joseph de Clermont qui dans cette délicate aventure n'ont pas hésiter à s'associer à nos propres risques pour sauver une religieuse d'une congrégation voisine."

Né à Macon en 1887, Gabriel Piguet est nommé évêque de Clermont en 1933 par le Pape Pie XI. Grand bourgeois par sa naissance, très conservateur dans l'exercice de sa charge, Gabriel Piguet donnera à son épiscopat les allures d'un prince de l'Eglise du XVIIème agissant dans le monde mouvementé de la seconde guerre mondiale. Aux yeux de l'Histoire, Mgr Gabriel Piguet reste le seul évêque déporté en camp, où il ordonna prêtre un jeune diacre allemand, Karl Leisner.

La guerre éclate. Gabriel Piguet en poste à Clermont-Ferrand, ville éloignée d'à peine cinquante kilomètres de Vichy, doit assumer les visites régulières du Maréchal Pétain, chef de l'Etat français, et de son principal lieutenant, Pierre Laval, lui-même originaire du département. De nombreux reproches lui seront adressés en ce sens. Pourtant l'homme devenu évêque ne partageait en rien les thèses nazis. Très vite, il publia de sa propre main, dans le journal catholique du moment, des éditos appelant ses prêtres et séminaristes à s'organiser pour entrer dans une résistance active contre le STO : « Nous avons toujours déclaré publiquement ou écrit que la prétendue obligation du travail ne s'imposait pas à la conscience ». Alors, pourquoi avoir courbé l'échine, qui plus est en public, devant ceux que certains qualifièrent de ‘vendus au troisième Reich’ ? Piguet, pouvait-il agir autrement ?

C'est le dimanche de Pentecôte 1944, que l'évêque est arrêté devant une cathédrale pleine de fidèles aussi muets qu'ébahis.
D'abord séquestré dans les geôles des prisons allemandes à Clermont, il est envoyé à Dachau. On lui reproche de n'avoir pasdonné l'autorisation à la gestapo d'installer une antenne de transmission sur les tours de la cathédrale. On lui reproche aussid'avoir fait protéger un prêtre nommé Jean Gay, de son vrai nom, Jean de Viry, résistant alsacien réfugié en Auvergne. On lui reproche enfin d'avoir usé de son autorité auprès des institutions religieuses catholiques du diocèse pour cacher plusieurs adolescents juifs.

Il arrive à Dachau le 09 septembre 1944. Peu importe sa naissance, son rang, sa charge, Gabriel Piguet, matricule 103 001, n'aura aucun régime de faveur. Là il côtoie des prêtres, despasteurs, des imams. Ce camp regroupe essentiellement des religieux. Il y rencontre aussi le prince Xavier de Bourbon Parme, le capitaine Peter Churchill, le prince Frédéric-Léopold de Prusse ou Léon Blum.



Arrestation et déportation

Sur dénonciation, alors que les Allemands ne soupçonnent pas Mgr Piguet* d'aider les Juifs, il est convoqué par la Gestapo à Clermont-Ferrand le 28 mai 1944 sous le prétexte d'avoir émis une fausse autorisation de célébrer à Jean de Viry, prêtre du diocèse d’Annecy et aumônier des scouts.
Son témoignage : ""C’est le dimanche de la Pentecôte, le 28 mai 1944. Après la messe pontificale que j'ai célébrée dans ma cathédrale, un policier allemand m’adresse la parole sur le seuil du palais épiscopal et m’ordonne de me rendre sur le champ chez le chef de la Gestapo de Clermont-Ferrand. Je n’ai habituellement pas besoin de recevoir un mandat de comparution de la part de ceux qui veulent me rencontrer ; et vous avez toute possibilité de me trouver ici, voilà ce que je lui répondis d’une façon spontanée. Mais le ton impérieux de cette notification ne pouvait laisser de doute et je n’insistai pas davantage. Et c’est ainsi que je me rendis au siège de la Gestapo de Chamalières dans ma propre voiture conduite par mon chauffeur et secrétaire particulier, Paul Vignancourt, et accompagné d’un de mes vicaires généraux et du policier."

Enfermé à la prison de Clermont, puis interné au 
Struthof-Natzweiler, il sera déporté à Dachau en septembre 1944 et le seul évêque français déporté à Dachau.

A Dachau, il est assigné à la "baraque des prêtres" qui est un ensemble de quatre baraques hébergeant quelque 1 500 prêtres provenant de toute l'Europe, essentiellement polonais et allemands.

 

Au nez et à la barbe des nazis, Gabriel Piguet, vêtu de ses habits sacerdotaux, incroyablement confectionnés par des complices de misère dans le camp de Dachau, procède à l'ordination de Karl Leisner. C'est un jeune diacre allemand, soufrant de tuberculos  et déporté pour ne pas s'être indigné de l'attentat manqué contre Hitler à Munich.

Dans la nuit du 17 décembre 1944, au petit matin, l'impensable se produit. Dans ce camp de la mort dont certains survivants diront en témoignage ‘qu’il était interdit à Dieu d'entrer’, Mgr Piguet invoque l'Esprit, impose les mains sur le front du jeune Leisner et le fait prêtre

En des temps mouvementés où les allégations naissaient au gré des suspicions, peut-être aurait-il été nécessaire de parler davantage et de parler clairement, laissant de côté les vertus évangéliques que sont la discrétion et l'effacement. Le Père Piguet n'a pas cru bon devoir agir ainsi. La vérité, il l'a construite en conscience, dans un silence que certains qualifièrent de ‘douteux’, avec pour seul soutien la mémoire des enfants juifs sauvés et reconnaissants.
 

Mgr Gabriel Piguet fut fait Juste parmi les nations à titre posthume le 22 juin 2002. C'est l'actuel archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon, qui reçut la médaille pour son prédécesseur des mains d'Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France, au nom de l'Etat d'Israël. Gabriel Piguet mourra le 03 juillet 1952 d'une congestion pulmonaire.


Sauver les enfants Juifs
Dés 1940, 
Mgr Piguet* aurait demandé officieusement à toutes les supérieures de congrégations qui avaient des écoles, que l'on cache des enfants juifs.1
C'est en tout cas par son intervention directe que trois familles juives, Mina et Henri Berkowitz, Léon Riveline et sa femme Esther Pertchuck et les frères Joseph et Maurice X ont été cachées dans des institutions religieuses du diocèse.
Il place également des enfants confiés à sa nièce, 
sœur Marie Lafarge*, directrice des études du couvent Sainte-Marguerite.

Marie-Antoinette Lietchy a échoué à son examen d’infirmière et cherche un emploi. On lui conseille d’être assistante sociale pour les juifs, compte tenu qu’elle a déjà un certain âge (35 ans) et qu’elle connaît le région. 
Elle s’occupe alors de placer les enfants juifs qui n’avaient pas de famille soit dans une famille d’accueil, soit dans des institutions religieuses (écoles, collèges ou lycées), soit dans des fermes. 
Elle va couvrir le Puy-de-dôme, l’Allier et le Cantal, surtout à Murat.

Marie-Antoinette Lietchy va placer des enfants chez les sœurs du Bon Pasteur à Clermont-Ferrand, chez les frères des écoles chrétiennesde Pontgibaud.
Le 
réseau Garel couvrait notamment l’Auvergne et le Limousin. Il plaçait et suivait des enfants sortis des camps du sud de la France ou recommandés par Mgr Piguet*, l'évêque de Clermont…
Albert Pavivoda était hébergé avec son frère Maurice à l’école des frères chrétiens
Albert a témoigné pour le frère Genestier*, qui l'a recueilli et protégé à cette école, avec son frère Maurice et deux autres enfants juifs,Simon BernholcFernand et Jacob Nakache (dit Claude). 
Simon Berenholc se souvient avoir eu un entretien personnel avec Mgr Piguet*, attentif au suivi de ses études, un jour où Mgr Piguet* est venu à Pontgibaud

 

Famille cachée par Mgr Piguet

Mais grand patriote, l’invasion de la zone libre par l’armée allemande et l’intensification de la répression contre les opposants au régime et les Juifs, lui révélèrent une autre réalité qui l’amena à favoriser le sauvetage de Juifs par des institutions catholiques de son diocèse. Nadine Faïn, 11 ans, ses deux sœurs et une cousine furent placées par ses soins au pensionnat « Sainte Marguerite » à Clermont-Ferrand, pendant un an. La directrice laïque de l’institution, Marie Lafarge*, était la nièce de Mgr. Piguet. Y furent hébergées aussi Claudine Goetschel, 9 ans, et ses deux sœurs durant l’année 1943-44. Après l’arrestation de leurs parents, l’Ècole libre de filles de Vernet-la-Varenne, supervisée par Sœur Marie-Angélique, prit le relais. Maurice Jonas, 15 ans, et son frère Joseph, 13 ans, furent inscrits, pour l’année 1942-43, à « Saint-Pierre » de Courpière. Les deux garçons furent suivis par le directeur, le Père Delaire, et Mgr. Virollet, vicaire général de l’évêché, sur recommandation de Mgr. Piguet qui avait promis à leur mère qu’ils ne seraient pas convertis. Le petit Jean-Pierre Berkovitz, 1 an, et ses grands-parents furent cachés, sur l’intervention de Mgr. Piguet, chez les Sœurs de « Saint-Joseph du Bon Pasteur » à Lezoux. De même, les deux jumeaux Chaimowicz, 10 ans, furent hébergés par les Frères des Ècoles Chrétiennes, à Chapdes-Beaufort, pendant deux ans. Arrêté à la cathédrale de Clermont en mai 1944, Mgr. Piguet fut déporté à Dachau pour avoir protégé des prêtres résistants. Seul évêque de France à avoir subi la déportation, il en revint en 1945.             

 

Marie Angélique Murat

Marie-Angélique Murat état la Mère Supérieure du couvent Sainte-Marguerite à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). C'est là que trouvèrent refuge, au début de l'année scolaire 1942/1943, les soeurs Fain - Nadine, Régine et Janine - venues de Paris, ainsi que les soeurs Goetschel - Claudine, Janine et Marianne - originaires de Limoges. Toutes y arrivèrent. Les sœurs Fain avaient été envoyées par Monseigneur Gabriel Piguet, évêque de Clermont-Ferrand, dans cet établissement qui abritait aussi un certain nombre de filles de résistants. A l’instar de la Mère Supérieure, la directrice de l'école, Marie Lafarge, se montrait particulièrement chaleureuse vis-à-vis de ses jeunes protégées juives. Sitôt que des Allemands venaient opérer un contrôle au couvent, une cloche sonnait dans les classes "menacées". Chacune des salles de cours avait une seconde porte donnant sur la rue, et les professeurs l'ouvraient immédiatement pour permettre aux adolescentes juives et aux filles de résistants de prendre la fuite. Les autres élèves ignoraient leur identité. Dans leurs témoignages après la guerre, les survivantes évoquent toutes la chaleur, la tolérance et le dévouement de la Mère supérieure, de la directrice et des enseignantes. Pendant les vacances de Pâques de 1943, l'une des religieuses, Irène Guillaume, envoya les trois jeunes Fain chez sa soeur Marthe, qui était pharmacienne à La Tour d'Auvergne. Elles y séjournèrent deux semaines. Ce n'était pas la première fois que Marthe cachait des Juives; elle le fit pendant de longues périodes tout au long de l'Occupation. En été 1943, M. Fain fut arrêté et déporté. Sa femme vint chercher ses filles et toutes quatre se réfugièrent dans le Lot. Les soeurs Goetsch.

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ces inconnus qui sont des héros

 

Louise-Andrivon

Louis Lamoine* et Stéphane Andrivon*, catholiques, issus de familles d'origine paysane, se marient en 1921 à Montluçon.
Ils habitent à Montluçon (Allier) et auront quatre enfants nés à Montluçon : Madeleine, née en 1922, Janine, née en 1924, Jean, né en 1928 et Michèle, née en 1932, qu'ils élèveront dans la tradition des valeurs républicaines et du respect des droits de l’Homme.

Stéphane Andrivon* était mécanicien sur locomotive à la SNCF. 

En 1942, leur fille aînée, Madeleine, 20 ans, travaillait à la Sagem où elle avait rencontré 
Bernard Lancner qui devint son fiancé. 
M. et Mme Lancner, juifs, habitaient à Paris et avaient trois enfants, 
BernardSuzanne(née en 1925) et Maurice

Le régiment de Bernard Lancner, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny dont il était le secrétaire, s’était replié à Montluçon et après sa démobilisation, il avait aussi trouvé un emploi à la Sagem. 

Avec l’aggravation des mesures anti-juives, 
Bernard Lancner chercha à faire venir sa famille en zone sud à Montluçon. Il fit d’abord venir son jeune frère Maurice qui trouva un emploi aux usines Dunlop. 
En service sur Paris, 
Stéphane Andrivon* alla chercher Suzanne, la sœur de Bernard. Il lui donna une blouse grise d’employée de la SNCF, des papiers au nom de Lamoine et la ramena à Montluçon dans son tender. 
En 1944, les parents Lancner échappèrent de justesse à l’arrestation, grâce à l’intervention de leur concierge. Les gendarmes mirent les scellés sur leur appartement mais ils trouvèrent refuge dans une chambre de bonne au dernier étage de leur immeuble. Prévenus du drame, 
Louise* et Stéphane Andrivon* se déplacèrent tous les deux pour les rechercher à Paris. Munis de faux papiers, ils firent le voyage en train jusqu’à Montluçon avec eux. Ils les hébergèrent pendant quelques jours chez eux et ensuite leur trouvèrent une maison inhabitée à Benzy (Cher) qui appartenait à des connaissances. Suzanne et ses parents y restèrent jusqu’à la Libération et furent sauvés grâce au courage de Louise* etStéphane Andrivon*. L’alliance des deux familles fut scellée par le mariage de Bernard et Madeleine. 

Le 30 mai 2002, Yad Vashem a décerné à 
Louise* et Stéphane Andrivon* le titre de Juste des Nations.

Réseau de Sauvetage 

Stephane-Andrivon

 

 

Louis Lamoine et Stéphane Andrivon*, catholiques, issus de familles d'origine paysane, se marient en 1921 à Montluçon.
Ils habitent à Montluçon (Allier) et auront quatre enfants : Madeleine, née en 1922, Janine, née en 1924, Jean, né en 1928 et Michèle, née en 1932, qu'ils élèveront dans la tradition des valeurs républicaines et du respect des droits de l’Homme.

Stéphane Andrivon* était mécanicien sur locomotive à la SNCF. 

En 1942, leur fille aînée, Madeleine, 20 ans, travaillait à la Sagem où elle avait rencontré 
Bernard Lancner qui devint son fiancé. 
M. et Mme Lancner, juifs, habitaient à Paris et avaient trois enfants, 
BernardSuzanne(née en 1925) et Maurice

Le régiment de 
Bernard Lancner, sous les ordres du général de Lattre de Tassigny dont il était le secrétaire, s’était replié à Montluçon et après sa démobilisation, il avait aussi trouvé un emploi à la Sagem. 

Avec l’aggravation des mesures anti-juives, 
Bernard Lancner chercha à faire venir sa famille en zone sud à Montluçon. Il fit d’abord venir son jeune frère Maurice qui trouva un emploi aux usines Dunlop. 
En service sur Paris, 
Stéphane Andrivon* alla chercher Suzanne, la sœur de Bernard. Il lui donna une blouse grise d’employée de la SNCF, des papiers au nom de Lamoine et la ramena à Montluçon dans son tender. 
En 1944, les parents Lancner échappèrent de justesse à l’arrestation, grâce à l’intervention de leur concierge. Les gendarmes mirent les scellés sur leur appartement mais ils trouvèrent refuge dans une chambre de bonne au dernier étage de leur immeuble. Prévenus du drame, 
Louise* et Stéphane Andrivon* se déplacèrent tous les deux pour les rechercher à Paris. Munis de faux papiers, ils firent le voyage en train jusqu’à Montluçon avec eux. Ils les hébergèrent pendant quelques jours chez eux et ensuite leur trouvèrent une maison inhabitée à Benzy (Cher) qui appartenait à des connaissances. Suzanne et ses parents y restèrent jusqu’à la Libération et furent sauvés grâce au courage de Louise* et Stéphane Andrivon*. L’alliance des deux familles fut scellée par le mariage de Bernard et Madeleine. 

Le 30 mai 2002, Yad Vashem a décerné à 
Louise* et Stéphane Andrivon* le titre de Juste des Nations.

 

famille cachées par  Madeleine Andrivon

 

Jacques-Bouldoire

 

Simon Ruben Lewkowicz et son épouse Ruchla née Herzlikowicz, les parents de Germaine Lewkowicz étaient arrivés à Paris en 1923 et trouvent un logement rue Piat, dans le 12e arrondissement. Simon Lewkowicz travaillait dans la couture. En 1932, la famille part s'installer à Soissons, rue de Mayenne. Ils ouvrent un premier magasin de vêtements, puis un second, place Centrale en 1937.Leur fille aînée, Germaine, épouse Jacques Bouldoire*.

Arrêtés très tôt le matin du 20 juillet 1942 par des gendarmes français parce que juifs, Simon et Ruchla Lewkowicz demandent qu’on aille chercher leur fille ainée, Germaine Bouldoire.Ils lui confient la tutelle de Clairette, 5 ans, Micheline, 8 ans, Nathan Michel et Huguette, son frère et ses sœurs et un petit pécule.Simon et Ruchla Lewkowicz seront déportés sans retour.

Jacques Bouldoire* va installer les enfants à Montluçon dans sa famille, chez sa mère Jeanne Bouldoire, son frère et sa sœur Roger etMadeleine, ainsi que sa grand-mère, Mme Grandjean, le temps pour lui d’organiser le départ des enfants vers la Zone Libre.

Jacques Bouldoire* emmène toute la famille à Bordeaux où Jacques Bouldoire* retrouve des cousins. De là, ils passent la ligne de démarcation entre La Réole et Marmande, remontent vers le Cher ar arrivent à Saint-Amand-Montrond où habite Martin Herzlikowicz, le frère de Ruchla.

Jacques Bouldoire* va aussi trouver un local pour y entreposer le stock de vêtements des deux magasins. acques Bouldoire* va s'efforcer, mais en vain, d’empêcher l’arrestation de Ruchla Lewkowicz, hospitalisée à Laon après avoir perdu son fils Alain nouveau-né.

En vain. Elle est transférée à Drancy le 25 août 1942, puis déportée sans retour à Auschwitz le 31, assassinée deux semaines après son mari.

 

Le 13 août 1942, Germaine et Jacques Bouldoire* vont louer et diriger "Le petit Vougan", un petit hôtel à Saint-Amand-Montrond pour pouvoir faire vivre leurs "enfants adoptifs". Après l’occupation de la Zone Libre, Martin Herszlikowicz est arrêté en février 1943. Interné à Gurs, il est envoyé à Drancy puis déporté au camps de Maïdenek et de Sobibor.Une des employée de l'hôtel Le Petit Vougan dénonce Jacques Bouldoire*. Il devient urgent de cacher les enfants.

Jacques Bouldoire* parvient à organiser des caches.

Il confie Germaine à M. et Mme Chevalier, une famille de confiance, à Châteaumeillant, situé à 30 km de Saint-Amand-Montrond.

Les enfants, quant à eux, sont cachés à l'orphelinat de la Charité à Lavault-Sainte-Anne où ils resteront protégés jusqu'à la Libération.

Ils seront tous saufs

 

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Commentaires

  • Limore YAGIL
    • 1. Limore YAGIL Le 27/02/2019
    Bonjour, sur Mgr Piguet, son aide aux Juifs, sur les autres prêtres, et religieuses du diocèse, sur les préfets, et fonctionnaires, sur les paysans, les enseignants etc, sur les nombreuses personnes qui ont osé prendre des risques et sauvé des juifs, il est possible de trouver des informations dans les ouvrages de l'historienne Limore Yagil.
    Chrétiens et Juifs sous Vichy: sauvetage et désobéissance civile, cerf, 2005
    La France terre de refuge et de désobéissance civile 1936--1944, sauvetage des Juifs, Cerf, 2010-2011.
    Limore Yagil, est historienne, spécialiste de l'histoire du sauvetage des Juifs en France sous Vichy, pour connaître ses nombreuses publications, à consulter le catalogue de la BNF
    Cordialement
    Limore Yagil
    Professeure, d'histoire contemporaine, Sorbonne Université.

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