Le réseau Comète

Lors de l’invasion de la Belgique par les troupes allemandes en 1940, elle quitte son travail à Malmedy et revient à Bruxelles pour tout d’abord travailler pour la Croix-rouge de Bruxelles. Rapidement, elle décide de s’investir dans la Résistance.
Le premier réseau dans lequel elle s’est impliquée ayant été détruit, elle décide, avec Arnold Deppé, un autre survivant, de créer une filière d’évasion vers l’Espagne. Après avoir pris quelques contacts à Anglet, ( lors de l’avancée allemande beaucoup de belges avaient fui , et s’étaient groupés sur la côte basque )…Andrée et Arnold tentent, en juillet 1941, un premier convoyage vers le sud, accompagnés d’un groupe de Belges qui veulent poursuivre la lutte à partir de l’Angleterre
. Andrée a financé le voyage en vendant ses bijoux et en empruntant aux amis et voisins. Arrivés à Anglet, ils confient les évadés à un guide basque qui assure leur passage en Espagne.
Andrée traverse les Pyrénées avec son groupe, et se présente au consulat britannique de Bilbao pour demander de l’aide pour son réseau. En effet, elle a appris que le groupe précédent a été intercepté en Espagne, que les soldats ont été internés à Miranda, et se rend compte que sa filière doit avoir en Espagne un point de chute d’où les services britanniques emmèneront les évadés à Gibraltar, puis en Angleterre.
Après trois semaines d’hésitation, les Britanniques décident de faire confiance aupetit cyclone — comme on surnommait Andrée pour sa capacité à tout emporter sur son passage. Avec ce soutien et l’aide des résistants locaux, elle met en place la « ligne Dédée », rebaptisée plus tard « ligne Comète ». La ligne, qui comptera jusqu’à 3 000 membres, traverse, en partant de Bruxelles, la France puis les Pyrénées jusqu’à l’ambassade britannique de Madrid, qui s’occupe ensuite du transport à Gibraltar. De 1941 à la Libération, la filière permet de faire évader plus de 700 soldats alliés, dont 288 aviateurs, et Andrée en a accompagné personnellement 118 d’entre eux.
Ce réseau qui petit à petit, d’amis en amis, va se mettre en action, non sans mal avec quelques arrestations. Le métier est dangereux, difficile il s ‘apprend à ses dépens . Il y faut beaucoup de convictions, beaucoup de courage ou d’inconscience .Il faut aimer son pays pour risquer sa vie tous les jours et en pleine connaissance de cause.
De Bruxelle à Paris, de Paris à Bayonne ,au travers de la ligne de démarcation -, à Saint Jean de luz, à ,Ciboure et puis à Urrugne point de dépard de l’aventure. Aussi en Espagne car il faut des moyens logistiques et pécuniers.

Le réseau de réception à partir de Bayonne
La France aussi s’organise avec beaucoup de foi et d’amateurisme
Dès lors et selon les conclusions des dirigeants de Comète, le Pays Basque va grouiller d’espions, d’évadés ayant fui le Service du travail obligatoire, de ceux qui veulent rejoindre la France libre, des juifs, des Polonais et de tous ceux pour qui la France n’est plus une terre d’ asile.
La Bidassoa va être un lieu très fréquenté
Dès lors l’aventure peut commencer
Mme DE GREFF dite TANTE « GO »
Elvire de Greef connue sous le psedonyme de » Tante go »pièce maitresse dans le secteur basque

L’ESPAGNE: UNE DIFFICULTE SUPPLEMENTAIRE
Comète est né le jour de l’accord avec les anglais, en Juin 1941. Andrée DE JONGH s’attela alors à l’immense travail d’organiser une ligne d’évasion: pendant des mois, elle prit des contacts avec des résistants pour créer ce réseau, héberger les aviateurs, leur fournir des vêtements civils, des faux papiers. Elle recruta des guides basques, familiers du passage des pyrénées, organisa des relais, recruta des fermiers basques qui pouvaient cacher les pilotes en transit
L’ARRESTATION D’ANDREE DE JONGH
Le 15 Janvier 1943, Andrée DE JONGH fut arrêtée par la Gestapo, sans doute dénoncée. Le mauvais temps avait retardé le passage des Pyrénées et le groupe fut pris au piège par la Gestapo. Interrogé, un des aviateurs de la RAF aurait identifié à la fois ses passeurs et les maisons sûres du réseau
D’abord emprisonnée à Bayonne, puis au fort du Hâ et à Biarritz, elle est transférée à la maison d’arrêt de Fresnes le 27 mars 1943. Andrée avoue qu’elle est la fondatrice de la ligne d’évasion, mais la Gestapo ne la croit pas, ce qui lui sauve la vie. Elle est envoyée à la prison de Saint-Gilles et déportée en Allemagne en juillet 1943. Elle y est internée dans plusieurs prisons, puis dans les camps de concentration de Ravensbrück et de Mauthausen, d’où elle est libérée par la Croix-Rouge internationale le 22 avril 1945
Après la guerre, elle s’installe d’abord au Congo belge puis au Cameroun, en Éthiopie pour travailler dans une léproserie d’Addis-Abeba et enfin au Sénégal avant de revenir en Belgique
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La dénontiation
Lors d’ une interiew Monsieur Abérasturi avait posé cette question :
Question : Dédée a été prise à Urrugne , à la ferme Bidegain-berri de Frantxia Ursandizaga. S’avez vous qui là dénoncée
:Réponse: de Jean François Nothomb » Franco » :
C’est Donato, le guide de la ferme voisine « .Dédée « était passée quelques fois avec lui, mais il ne lui plaisait pas .Elle m’a toujours dit qu’elle craignait qu’il soit jaloux de Florentino, et que c’état lui qui avait averti les Allemands que des aviateurs prêts à passer la frontière se cachaient dans la ferme de Frantxia
A la Libération Donato disparut en Espagne.
On ne l’a jamais revu. On n’a jamais prouvé la preuve de sa trahison
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.Lors de la discussion que nous avions eue avec Madame Irastorza concernant la Résistance dans la campagne de Hendaye pendant la guerre de 39/45,- elle état bien jeune -nous avait dit ne pas très bien savoir. Toute fois elle nous avait parlé d’une ferme – un peu plus loin – ou il y aurait eue une dénonciation faite par le valet de la ferme ,suivie d’une arrestation. Elle nous avait ajouté,se rapprochant de nous et à voix plus basse : « c’était une histoire d’amour…..)
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Pendant plusieurs mois, le réseau fut mis en sommeil. Il dut se réorganiser et fut rebaptisée « Ligne COMETE ». ).
Résistant et patriote convaincu, le père d’Andrée, Frédéric DE JONGH décida de poursuivre l’oeuvre de sa fille dès Janvier 1943 et prit la tête du réseau d’évasion. Il avait quitté Bruxelle pour vivre clandestinement à Paris dès le 30 Avril 1942 car il était conscient qu’une éventuelle arrestation de sa fille entraînerait également la sienne. Ainsi, depuis Mai 1942, Frédéric DE JONGH organisait le réseau d’évasion à Paris. Suite à l’arrestation d’Andrée DE JONGH, il tenta alors, dans un premier temps, de développer un autre réseau d’évasion par la Suisse (neutre) en contactant l’ambassade américaine et britannique à Genève (du fait de l’arrestation de sa fille, il considérait que le réseau d’évasion par l’Espagne et Gilbraltar était devenu peu sûr). Toutefois, cette tentative échoua et les évasions par les Pyrénées continuèrent. Par malchance, il fut arrêté à Paris (Gare du Nord) le 07 Juin 1943 par la Gestapo (dénoncé par le traite Jean-Jacques DESOUBRI) et fusillé au Mont-Valérien le 29 Mars 1944.
La tête du réseau Comète fut ensuite confiée à Jean-François NOTHOMP à partir de Juillet 1943 jusqu’en Janvier 1944.
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ORGANISATION DU RESEAU AU PAYS BASQUE
le comité de réception des aviateurs

JEANNINE DE GREEF-« Tante go » ARTHUR FAY –Maritxu ANATOL-Aristégui
Albert « Bee » JOHSON -Erroll PrICE
Tommy BROOM Kazimmietz RROWICKI
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L’appartement de Ambrosio San Vicente au 7 Rue Salagoïty (à moins de 10 minutes de la gare) est régulièrement utilisé par les évadés du 06 juin 1942 au 13 janvier 1943. Ceci correspond à la perte du premier guide de Comète, Manuel Iturrioz, qui est arrêté par la police de Franco en Espagne le 22 avril 1942. Il s’évade deux jours plus tard, mais Florentino Goikoetxea a repris son boulot et poursuit les passages avec Tomás Anabitarte, qui travaillait avec Iturrioz depuis le début.
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le bâtiment (avec les balcons rouges) où Ambrosio San Vicente habitait et où tant d’évadés ont attendu leur dernière étape vers l’Espagne.
Elle s’articule autour d’une veuve de guerre de 45 ans née à Sare, Catherine Aguirre, dite Kattalin. En contact avec les réfugiés basques espagnols, elle travaille déjà pour plusieurs réseaux, passe du courrier, héberge et nourrit les évadés. Sa fille« Fifine », âgée de 14 ans, la seconde, ainsi qu’une voisine, Gracie Ladouce. Celle-ci, employée au service du ravitaillement à la mairie de Ciboure, fournit des cartes d’alimentation.
Comme Florentino Goicoechea, Kattalin Aguirre a reçu après guerre la Légion d’Honneur, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, laMédaille de la Résistance et les plus hautes distinctions belges et britanniques. Décédée en 1992, elle est inhumée à Ciboure.