Seconde guerre  Résistance Française les hommes de l'ombre

Les inconnus de la Résistance

 

Il y a   de grands noms dans la Résistance,Jean Moulin, de Lattre de Tassigny,  mais  des millions d'inconnus se sont aussi battus à leurs côtés, ,ces anonymes ont eux aussi refusés.

Je vous propose de découvrir ici leurs parcours

 

Paul Becker

 

Né le 11 février 1887 à Paris, le capitaine Paul Becker, ancien combattant de la Grande Guerre est fait prisonnier le 23 Juin 1940 et s'évade deux jours plus tard.Arrivé en haute Loire,Paul Becker,alias "capitaine Benoit" organise dés Janvier 1941 l'armée secrète et en devient  le chef du Service de renseignements .Il joue un rôle prépondèrant lors des combats  pour la libèration du département.

Nommé directeur départemental  de la Police,il devient ensuite chef des sections aux affaires allemandes et autrichiennes à Paris.

Jean Bonnissol

 

En 1943, jean Bonnissol alias "Soumy" dirige les MUR du secteurs d'Yssingeaux, en Haute Loire.

Aînée d’une famille yssingelaise de trois enfants, elle avait été institutrice à Messinhac, puis à l’école publique du Piny-Bas, où elle avait connu les privations et les terribles épreuves de la période de l’occupation, en particulier l’arrestation de son mari pour ses activités de résistance. Jean Bonnissol avait été transféré à la prison de Fresnes à Paris, mais il avait réussi à s’évader du train qui le conduisait vers un camp de concentration ; il avait été un des chefs majeurs de la Résistance en Haute-Loire et avait terminé sa carrière dans la fonction publique.

 

  FAMILLE GORON- YSSINGEAUX

  • Recherche tout renseignement sur la famille/les personnes/école-internat, qui aurait accueilli , ou qui aurait connu Yvonne et Jean-Claude GORON, vers 1940, (plus tard leurs parents Sacha et Marguerite GORON, les auraient rejoint aussi)
    Ils ont rencontrés là-bas la famille de républicains Espagnols RAGASSOL.
    La famille Goron a finalement fui vers l´Espagne et après au Mexique.

 

Georges Canghilem

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Né le 4 Juin 1904 à Castelnaugary,Georges Canguilhem intègre l'ecole normale supèrieure où il côtoie Jean Paul Sartres. et Raymond Aron.

Agrégé de philosophie,il enseigne dans divers lycées de France avant d'être nommé à l'université de Toulouse où il commence des étude de médecine.Il  demande sa mise en congé en 1940.En mars 1941, il est nommé  à Clermont Ferrand pour remplacer Jean Cavailles,nommé professeur à la Sorbonne et qui va  renforcer Liberation -Nord.Georges Canguilhem lui succède également au sein de libération -Sud.

Puis il remplace le journaliste Jean Rochon à la tête du mouvement fin 1943.Chef de cabinet de Henry Ingrand, il participe aux combats du mont  Mouchet. A la libération ,il est chargé par Henry Ingrand commissaire de la République,d'instaurer à Vichy l'autorité  du gouvernement  provisoire

En 1948 il est nommé directeur de l'inspection générale de philosophi En 1955 Canguilhem il enseigne à la Sorbonne et dirige jusqu'en 1971 des sciences.Il meurt le 11 Septembre 1995 à Marly le Roi..

 

Limoges retrace la genèse de l’engagement du philosophe dans la Résistance.

À Hegel, Canguilhem oppose la domination de l’Histoire par la Raison qu’il définit « comme pouvoir d’institution des normes dans l’expérience de la vie ». Il oppose la valeur au fait : Canguilhem n’a pas hésité à faire valoir « la vision morale du monde si insupportable à Hegel » (1948). Mais il faut partir de plus haut ; dans sa leçon au lycée Fermat (1940, il demandait : « En quel sens et sous quelle forme y a-t-il pour le Moi expérience de la liberté ? » Pour la tradition philosophique, la question est de savoir si l’homme est libre ou n’est pas libre : le concept de liberté véhicule « comme un relent d’ontologie », et la liberté est posée comme une donnée anhistorique. Canguilhem, à la différence de Jean-Paul Sartre, associe la liberté, non pas à l’Occupation, mais à l’expérience de l’Occupation : « La liberté ne peut être qu’une expérience de la libération. » Pour Limoges, cette conception d’une liberté comme épreuve « récuse l’optimisme rationaliste classique, tout autant que l’acceptation du fait accompli déguisé en jugement de l’histoire. Sa grandeur tient précisément à sa dimension tragique assumée ».

Loin des illusions rétrospectives qui consistent à chercher chez Kurt Goldstein ou Gaston Bachelard une clé explicative des thèmes centraux du « Normal et le Pathologique » (la thèse de médecine), Limoges accorde la précellence à la philosophie biologique de l’auteur. Au regard de ses conceptions antérieures, Canguilhem a effectué un double déplacement : de la connaissance de la vie des vivants, y compris l’amibe et le végétal, par rapport à la seule vie de l’homme technicien, pour une part, et, pour une autre, des questions du vivant sujet de valeur, « vivre c’est choisir, préférer et exclure », par rapport au vivant réduit au statut de fait. On sait que dans le Traité de logique et de morale (1939), écrit en collaboration avec Camille Planet, Canguilhem avait rédigé « les leçons de morale ». Or, dans le cours de 1943, Limoges identifie les axiomes méthodologiques que Canguilhem a empruntés à Nietzsche : ils éclairent la constitution du « Normal et le Pathologique ». Canguilhem appréhende, dans les morales, « le langage chiffré des passions » et, dans les passions, « le langage chiffré des fonctions organiques ». L’antériorité logique de cette pensée philosophique porte la reconnaissance de l’antériorité chronologique des valeurs dans le vivant. Il en découle que toute activité humaine s’enracine dans la vie et la prolonge ; bref, la normativité essentielle à la conscience humaine est « en germe dans la vie ». Mais quelle autre discipline que celle de la médecine aurait pu mieux montrer que la valeur est dans le vivant ? À Nietzsche, qui tenait pour « une philosophie de plaisanterie » la conviction qu’un « événement politique peut déplacer ou même résoudre le problème de l’existence », Canguilhem répondait qu’il n’y a pas de réflexion authentiquement philosophique « sans une mise en perspective dont le foyer se situe au sein des problèmes actuels ».

Cette attention au temps présent, Michel Foucault 
la partageait avec Canguilhem. Signe d’une convergence : ils ont procédé à des interventions qui relèvent de l’histoire de la psychologie et de l’actualité politique. Fondamentalement, Foucault a montré comment Bichat a demandé à la mort compte de la vie ; de même, dit Canguilhem, « nous avons demandé à la maladie compte de la santé ». 
Hasards de l’édition ? Les Œuvres complètes de Foucault (collection de « la Pléiade ») paraissent au même moment que celles de son « bon maître ». Dans la perspective 
des études canguilhémiennes, on ne peut que souhaiter la publication intégrale du cours de 1943.

 

Georges Canguilhem, médecin, philosophe et historien des sciences

 

 

Jean Pierre Gauchy

 

Né le 16 Octobre 1921 à Mulhouse Jean Paul Gauchy étudiant en lettres à Strasbourg,fuit l'invasion allemande de 1940.Il arrive à Clermont-Ferrand ou il retrouve son université

 

Suite demain

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Commentaires

  • NICOLE ZOLLET DUQUENOY
    • 1. NICOLE ZOLLET DUQUENOY Le 11/01/2019
    Monsieur,
    Je recherche pour une amie anglaise un site sur la résistance pendant le seconde guerre mondiale.
    En effet son père s'est évadé car son avion a été abattu vers Ingrandes.
    Elle aimerait pouvoir vous contacter.
    Je vous remercie par avance de bien vouloir me donner une adresse mail.
    Cordialement.
    Nicole Zollet Duquenoy
  • becker
    • 2. becker Le 09/01/2018
    Je suis la petite-nièce de Paul Becker ( frère de mon grand-pere) et m'interesse à ce qu'il a fait pendant la guerre. Merci pour votre article.

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