Seconde guerre  Résistance Française les hommes de l'ombre

La Résistance au feminin

 

Des milliers de femmes  firent le choix de la Résistance.Si leur statut dans la société ne leur permettait pas en principe de diriger des organisations résistantes,elles tinrent un rôle essentiel en tant qu'agent de liaison et de renseignements.

                                                         Dés le début de l'Occupation les femmes françaises  se signalent par des initiatives individuelles et spontannées.Naturellement exclues des opérations militaires, elles s'engagent nombreuses dans cette guerre de volontaires.L'assistance aux évadés est remarquable en Alsace notemment. Nombreuses sont celles qui aident ceux qui veulent  franchir la ligne de démarcation pour passer en Espagne et rejoindre l'Afrique du Nord.

 

                                       Les religieuses de Malestroit en Bretagne

Mère Yvonne Aimée de Jésus 

,"La vie la chargea de fardeaux croissants, pour alléger ceux des autres. Au pire des épreuves, elle resta encourageante, tonique, stimulante, toujours et pour tous, simplement et sans grandes phrases.
Tout cela témoigne d'un amour extraordinaire, et extraordinairement efficace."

P. René Laurentin

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Elle naît en 1901 à Cossé en Champagne dans la Mayenne.
Entrée en 1927 au Monastère des Augustines de Malestroit, elle lance en 1928 le projet d'une clinique moderne qui ouvrira ses portes dès 1929. Elle devient maîtresse des novices puis est élue supérieure du monastère dès 1935
Elle est décorée par le Général de Gaulle en 1945 pour avoir caché et soigné à la clinique soldats et résistants durant la guerre 39-45.
En 1946, elle fonde la Fédération des Monastères d'Augustines et est élue première Supérieure Générale.
Le 3 Février 1951, elle meurt à Malestroit. Elle a 49 ans.

C’est précisément le 6 juin 1940 (4 ans jour pour jour avant le débarquement) qu’arrivent les premiers blessés à la Clinique de Malestroit : « 20 soldats de la drôle de guerre, « repliés » du Nord, « harassés, fourbus, n’en pouvant plus, mais avec un moral magnifique.Pour leur faire de la place, nous évacuons nos malades civils, tous ceux qui sont transportables » écrit Mère Marie Anne.

Trois jours plus tard, le 9 juin, ce sont 9 officiers « tous sur des brancards, partis de Lisieux le matin à 4 h. » Le lieutenant Roland Breton, lui-même « blessé vers Abbeville, opéré à Beauvais, puis transféré à Lisieux, où se forma par hasard le groupe d’une dizaine d’officiers transféré àMalestroit par train sanitaire puis camionnettes », rédige ses souvenirs 30 ans plus tard (en 1975) : [10 juin] « Réveil. Petit déjeuner : café au lait, pain, beurre, digne d’un 3 étoiles. […] Pansement : Le toubib a commencé par moi. Douceur des mains, et, oh, surprise, des compresses qui ne collent pas. »

Mère Yvonne Aimée constate : «Beaucoup de travail à la clinique. Les blessés arrivent. Nous en avons une quarantaine. […] Près de 2000 réfugiés [du Nord] à Malestroit. C’est un défilé quelquefois ininterrompu au parloir, et des demandes de secours, de travail,etc. Comme c’est triste ! »
Parmi ces soldats français arrivés à la clinique en 1940, presque tous écriront par la suite pour exprimer leur reconnaissance. Deux sont restés en contact suivi avec Malestroit :

- Le capitaine Jean-François Perrette (42 ans), qui gardera d’étroites relations avec Mère Yvonne Aimée et lui rendra de grands services à Paris à la fin de la guerre.

- Le lieutenant Michel Thiéry (25 ans), entretiendra également une fidèle amitié avec la clinique et la communauté. Il a rédigé ses souvenirs dans: Le clin d’œil de la bonne Sœur, pro manuscripto, 1985.

Le 13 août 1940, à l’arrivée des Allemands à Malestroit, tous ces blessés sont faits prisonniers. Mère Yvonne Aimée leur dit au moment de partir : - Si vous vous évadez, revenez ici ! C’est ce qui arrive. Grâce à des complicités, trois d’entre eux réussiront à s’évader, et se retrouvent par hasard dans le même car Vannes-Malestroit le 4 septembre. « 3 types-qui-ne-se-connaissent-pas » arrivent donc à la clinique…et sont accueillis (dans la discrétion) par leurs infirmières hospitalières et  le docteur Quéinnec, avec qui ils peuvent sabler le champagne, « du vrai champagne !! ». Mère Yvonne Aimée leur dit alors : « Nous allons vous cacher ici en attendant que je vous trouve des faux papiers. » Ils seront aidés à franchir la ligne de démarcation, pourqu’ils puissent encore servir la France.

En plus des militaires, la clinique héberge des civils, entre autres :

- Une jeune femme juive enceinte, jusqu’à la naissance de son enfant : il faudra changer son nom deux fois.

- Une religieuse anglaise, supérieure générale de sa congrégation, qui s’est trouvée bloquée en France.

La guerre s’installe avec les restrictions et les privations. Nous relevons dans le courrier : Octobre 1940. « Il est angoissant d'avoir tant de personnes à ravitailler. Nous sommes 100 Religieuses, la Clinique qui se remplit à nouveau, le personnel, cela fait 250 personnes environ en ce moment. C'est très difficile pour nos malades, surtout pour le savon. Pour le charbon, nous avons reçu 21 tonnes mais il nous faut 200 tonnes généralement. » Octobre 1941. «Toujours pas de charbon pour cet hiver – plus une goutte d'essence pour l'ambulance – et pas de téléphone. La viande se fait rare maintenant – À la Clinique nous avons pu en servir 4 fois la semaine dernière – 3 fois à la Communauté – mais cette semaine, elle est inexistante, pour nous tout au moins.» Mars 1942. « À partir d'aujourd'hui, chacun a sa ration de pain pour la journée, même nos malades, qui chaque matin ont leur ration coupée. Les veillées sont pénibles à certaines sœurs qui ont grand faim la nuit, mais on offre tout cela avec joie ! »

À partir de 1943, ce sont des parachutistes et résistants qui sont accueillis à la clinique. Entre autres :

- 12-16 mars 1943 : Robert Kylius, aviateur américain, amené par Madame Lapierre, qui après son séjour à la clinique, rejoindra l’Angleterre par l’Espagne.

- Février-mars 1944 : Le Général Louis Alexandre Audibert, chef de la Résistance de l’Ouest, sous le nom de Monsieur Chevalier, transformé à la mi-mars en Monsieur Le Bihan. Arrêté le 18 mars 1944, il est déporté à Buchenwald, d’où il revient en avril 1945. C’est lui qui décorera la clinique de la Croix de Guerre le 5 août 1949.

- Dans la période du 16avril  au 7 juin 1944 :

Quatre F.F.I. (Forces Françaises de l’Intérieur= Résistants) :

- Jean Grignon : jambe traversée d’une balle (16-21 avril)

- Robert Toquay : balles dans la région iliaque (2-27 mai)

- Isidore Briend : balles dans le bassin (9-17 mai)

- Louis Houeix : blessé à l’humérus et à l’avant-bras (7 juin)

Quatre parachutistes (2e régiment, 4e bataillon, 3e compagnie) :

- Maurice Trouvé : fracture ouverte à la jambe droite (13-26 juin) ; parti avec Pierre Rio dans le double fond d’une charrette de fumier.

- Charles Schweitzer : blessé au menton (13-28 juin) ; alsacien désigné sous le nom de Charles Dumont, emmené par Joseph Guillemot dans son gazogène, au prix de risques énormes.

- Victor Mahé : plaies par balles (15-28 juin) ; emmené par la Gestapo, fusillé à Penthièvre.

- Arsène Julliard : plaies par balles (15-26 juin) ; emmené par la Gestapo.

À la suite du Débarquement, les premiers chasseurs parachutistes arrivent au Camp de la Nouëtte (Saint Marcel) dans la soirée du 7 Juin 1944. Leurs blessés nous furent amenés dès le 13 Juin 1944. Pendant le combat de Saint Marcel, nous avons soigné également tous les blessés Allemands de la bataille.

Le 23 Juin 1944, la Gestapo fait une perquisition à la Clinique vers midi. « Nous hébergions dix [blessés] en situation irrégulière, sans papiers d'identité et sous de faux noms. C'est vous dire l'angoisse que nous éprouvions », note le Dr Jean Quéinnec.                                             

Rappelons aussi les deux jeunes parachutistes du 2e régiment, 4e bataillon, 1e compagnie qui prirent l’habit religieux à Malestroit : Roger Berthelot (21 ans) : plaies par balles à la jambe gauche (sorti le 24 juin après la perquisition) et Philippe Reinhart (19ans) : fracture de l’avant-bras (sorti également le 24 juin) : Introduits à l’intérieur du monastère et habillés en religieuses augustines, « Sœur Roger » et « Sœur Philippe » sont placés à la tribune de la chapelle, et enfin dans la chambre du prédicateur, séparée des Allemands par un simple mur de parpaings. (Le bâtiment Sainte Thérèse étant en effet réquisitionné et transformé en Kommandantur par l’occupant). Monsieur Foucault, avec son petit-fils, est venu les chercher pour les conduire avec Maurice Trouvé dans les bois, où le docteur Quéinnec allait les visiter et les soigner. Aussi, pourra-t-il dire en 1945 : «Pendant six semaines, nous vécûmes dans une terreur constante. » L’odyssée de Roger et Philippe a été mise en film dès le mois de mars 1945 dans Bataillon du Ciel. 

Le 12 juin 1944, c’est le bombardement de Ploërmel : la clinique reçoit 22 blessés, dont plusieurs très atteints. Le lendemain, en arriveront « plusieurs autres moins touchés ». Et le15 juin,  « nous avons reçu des Français mitraillés dans leur auto – le colonel Duval, parent à Sr M. de la Nativité, des Eaux et Forêts, et le colonel Philouze et le petit Alain Philouze mort presque en arrivant – des suites de ses blessures » (Mère Marie Anne).

Avec les blessés du front de la Vilaine qui ne céda qu’en mai 1945, ce sont près de 200 blessés (ou accidentés), parachutistes, résistants, fusiliers marins ou soldats du 4e bataillon Rangers, qui ont été soignés à la clinique.

Mère Yvonne Aimée résume un peuplus tard :

« Notre danger permanent a été la proximité du Camp de Saint Marcel qui groupait quelques milliers de maquisards et ces derniers temps de nombreux parachutistes français. Notre rôle d'hospitalière avait de quoi s'exercer. […] Nous ne pouvions soigner nos blessés français et alliés sans attirer sur nous les “foudres” allemandes. La Gestapo nous surveillait et nous eûmes à subir des perquisitions et bien des émotions. Nous avons dû pratiqueren grand la prestidigitation! […] L'État-major Allemand, qui résidait àMalestroit, était particulièrement excité par la défaite subie au Camp de Saint Marcel, à 2 kilomètres de Malestroit. Notre ville était à leurs yeux le centre de la Résistance, où se tenaient cachés les chefs Français. »

 

 

le docteur Paulette Deschamps à Paris, les dames Bergeret à Villevieux dans le Jura,

Sabine Zlatin  

à Yzieux

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Elle fait la connaissance d'un jeune étudiant juif de Russie, Miron Zlatin qui prépare un diplôme d'études supérieures agronomiques à l'université de Nancy. Ils se marient le 31 juillet 1927. Le couple n'a pas d'enfant. En 1929, Miron et Sabine acquièrent une ferme avicole actuellement rue Miron-Zlatin à Landas dans le Nord. Après quelques difficultés, l'exploitation se révèle un succès. Ils sont naturalisés le 26 juillet 1939.

La résistante

En septembre 1939, la guerre éclate et Sabine décide de suivre des cours de formation d'infirmière militaire à la Croix-Rouge à Lille. En 1940, le couple fuit pour Montpellier, avant de s'installer dans un petit village nommé Izieu. Ils y fondent en mai 1943 la colonie des Enfants d'Izieu qui abrite des enfants juifs. La colonie est un lieu de passage dans un réseau de sauvetage composé d'autres maisons, de familles d'accueil ou encore de filières de passage en Suisse. Au moins 105 enfants, juifs pour la plupart, y sont accueillis à partir de mai 1943. Certains ne restent que quelques semaines ou quelques mois. Le 6 avril 1944, la Gestapo de Lyon dirigée par Klaus Barbie, arrête les 44 enfants de la colonie et les 7 éducateurs présents. Sabine est absente, sentant venir le danger, elle est allée à Montpellier pour demander à l'abbé Prevost de l'aider à disperser la colonie. Après la rafle, Sabine Zlatin rejoint Paris où elle s'engage dans la Résistance. À la Libération, elle est nommée hôtelière-chef du Centre Lutetia, responsable de l'organisation de l'accueil des déportés à leur retour des camps. En juillet 1945, plus d'un an après la rafle, Sabine Zlatin apprend que les enfants arrêtés le 6 avril 1944 ont été exterminés àAuschwitz ; seule, une encadrante de la maison d'Izieu, Léa Feldblum, également déportée à Auschwitz, en reviendra vivante1. Son mari est mort fusillé dans les Pays Baltes.

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Maria Hackin

Dès lors, elle est étroitement et remarquablement associée aux recherches de son mari, aussi bien dans le cadre de ses missions en Orient que dans ses travaux scientifiques au Musée Guimet.

De 1936 à 1940, ils participent à de nombreuses fouilles en Afghanistan où les campagnes se succèdent. Elle dirige notamment -sous la direction de son mari- un des deux chantiers de fouilles du site de Begram à 60 km de Kaboul lors du premier semestre 1937. Elle réalise également un film documentaire sur les site et les paysages afghans.

En septembre 1939, Joseph Hackin est mobilisé comme capitaine, puis, comme commandant, attaché à la légation de France à Kaboul.

Refusant l'armistice, après avoir adressé, le 6 juillet 1940, un message d'adhésion au général de Gaulle, les époux Hackin quittent Bombay à destination de Londres, où ils parviennent en octobre 1940.

Engagée dans les Forces françaises libres, le 26 décembre 1940, avec le grade de sous-lieutenant, Marie Hackin prend part à l'organisation du Corps féminin de la France libre.

Désignée pour accompagner son mari, chargé du Département des Affaires extérieures, dans une longue mission en Inde, elle embarque le 20 février 1941.

Le cargot qui les transporte, le Jonathan Holt, est torpillé le 24 février 1941. Les époux Hackin disparaissent en mer, dans les paras

l'épouse du diercteur  du directeur du musée Guimet s'engage dans les FFLà la fin de 1940.Elle y crée le Corps Feminin de la France Libre, pour recruter des volontaires,envoyer des fonds aux FFL., occuper tous les postes disponibles, afin de laisser le maximum d'hommes se battre sur les différents  champs de bataille.

Les volontaires féminines comptent différents corps de metiers: dactylographes,secrétaires,,chauffeurs,plantons,certaines suivent des cours d'officiers.

Dans les réseaux et les mouvements

 

Lorsque les réseaux et les mouvements en 1941  commencent à s'organiser quelques femmes y prennent des résponsabilités. importantes:

Marie Madeleine  Méric

chef du réseau Alliance

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Marie-Madeleine Fourcade s’engage dans la Résistance dès les premiers jours de la débâcle du mois de juin 1940, aux côtés de Georges Loustanau-Lacau en avril 1941, elle crée le réseau Alliance, au service de l’Intelligence Service britannique, dont le PC est installé à Pau pour faciliter le passage en Espagne.

Chef d’état-major clandestin de Loustanau-Lacau, «Navarre », qu’elle remplace après son arrestation, en mai 1941, elle ne remet jamais en cause le principe d’une affiliation directe «aux Anglais qui seuls conduisaient la guerre."

Elle dirige le réseau au grand étonnement des militaires anglais.

Ces derniers, admiratifs, récoltent les fruits du travail de renseignements des 3 000 compagnons du réseau mouvements de sous-marins dans l’Atlantique, premières révélations sur les VI et les V2, cartes des côtes de la Manche...

Le réseau se distingue aussi par l’organisation du passage en Afrique du Nord du général Giraud.

Un réseau dont l’efficacité déroute les Allemands par sa capacité à renaître, là où il est démasqué. Chaque équipe de deux ou trois agents est affectée à une région toute la France est quadrillée en zone Sud d’abord, puis en zone Nord. Marie-Madeleine Fourcade donne des noms d’animaux comme pseudonymes à tous les agents : elle se dénomme «Hérisson », son radio Rodriguez s’appelle « Pie » et le chef militaire du réseau, le commandant Léon Faye, est nommé « Aigle »

 Le 10 novembre 1942, Marie-Madeleine Fourcade est arrêtée avec son état-major à Marseille, mais ils parviennent à s’échapper en cours de transfert vers Castres, grâce à la complicité de policiers liés au réseau. Le travail du réseau se poursuit et le PC est installé à Lyon, en février 1943.

Le 18 juillet 1943, Marie-Madeleine Fourcade part à Lyon en lysander pour présenter son réseau aux états-majors alliés. Elle est reçue par les responsables des Services secrets, qui la félicitent pour la qualité des informations envoyées ; une coopération est mise en place avec l’Intelligence Service et le BCRA(

Elle continue de diriger le réseau de Londres, grâce à l’aide des Anglais qui organisent les départs et retours des agents du réseau. Malgré ses demandes auprès des responsables, elle est encore à Londres, lors du débarquement elle n’est déposée en Seine-et-Marne qu’à la mi-juillet 1944.

Elle rejoint, alors, Aix-en-Provence où elle est arrêtée par la Gestapo quelques jours plus tard.

Son identité et ses fonctions étant connues, la Gestapo locale informe sa hiérarchie et un haut responsable allemand doit venir l’interroger le lendemain.

Emprisonnée dans la caserne Miollis, très mince, elle parvient à s’évader au cours de la nuit en se faufilant par la fenêtre entre deux barreaux pas trop serrés.

Recueillie dans un maquis proche, elle reprend ses activités jusqu’à la libération complète du pays.

Le S. R. Alliance n’est intégré qu’en avril 1944 aux services spéciaux de la France combattante. Le réseau est dénommé l’Arche de Noé par les Allemands..

Après la Libération, elle part à la recherche de ses compagnons déportés, puis elle prend la présidence de l'association de l'Amicale Alliance. Elle se charge alors de l'homologation de ses 3000 agents survivants ou disparus, ainsi que des œuvres sociales et de la publication du Mémorial de l'Alliance dédié aux 429 morts du réseau.

L'alliance a travaillé sans discontinuité, produisant plus de 500 courriers par mois avec14 radios clandestines en contact permanent avec Londres.

En 1947 elle se marie avec Hubert Fourcade), un Français libre qui l'avait aidé à quitter la France.

L'histoire de réseau est publiée en 1948 sous le titre de l'Arche de Noé.

Pour défendre et perpétuer l'esprit de la Résistance, Marie Madeleine Fourcade a été Vice Présidente des médaillés de la Resistance, Présidente des experts internationaux pour la lutte contre le Nazisme, Vice Présidente de l'Union Internationale de la Résistance et de la Déportation (UIRD) et elle a présidé le Comité d'action de la Résistance de 1962 jusqu'à sa mort en 1989 ; elle a été représentante à l'assemblée des Communautés Européenne (81-82) ; Elle témoignera avec conviction au procès de Klaus Barbie à l'Lyon.

Mère de cinq enfants, elle est décédée le 20 juillet 1989 elle est inhumée au Père-Lachaise.

 

Bertie Albretch

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 "NE T'APITOIE JAMAIS SUR TON SORT...!

Alter ego d'Henri Frenay à la tête de Combat.

Berty Albrecht est mobilisée pendant la guerre en tant que surintendante à la manufacture d’armes de Saint Étienne. En juin 1940, elle entre comme surintendante aux usines Fulmen à Vierzon et profite de cette situation, dès l’été 1940, pour faire passer la ligne de démarcation à des prisonniers évadés.

Dès l’automne 1940, elle refuse la défaite et ne peut que se rendre en zone libre rejoindre son ami Henri Frenay, évadé d’Allemagne, car elle est persuadée qu’il faut agir sans attendre, même si tous les deux n’ont pas les mêmes vues politiques. En effet, alors que Berty Albrecht, ou Victoria, de son nom de résistante, est proche des militants communistes, Henri Frenay est un militaire lyonnais de la droite catholique et pétainiste qui, bien qu’ennemi viscéral des nazis et des collaborateurs, entretient au début des doutes possibles sur le rôle du maréchal Pétain lors de la libération. Mais il changera d’avis. Pour Berty, Frenay, de douze ans plus jeune qu’elle, c’est l’amour de sa vie. La détermination de l’un frottée à la conviction passionnée de l’autre créeront les étincelles qui donneront Combat, le plus important mouvement de résistance. Elle est à la fois son bras droit, son ange gardien, son sergent recruteur, sa secrétaire, sa fidèle conseillère, sa complice intellectuelle, et son amie la plus intime, même si vivre les mêmes évènements n’implique pas de les vivre ensemble. Tous les deux réaliseront ensemble successivement trois journaux clandestins Bulletins d’informations et de propagandeLes Petites Ailes, puis Vérités, avant de devenir les fondateurs du réseauCombat.

Début 1941, elle commence à dactylographier les premiers Bulletins de propagande du Mouvement de Libération Nationale (M.L.N.), créé par Henri Frenay, qui apportent des informations brutes sur les actions des occupants et sur la poursuite de la guerre en Europe, informations qui sont obtenues via la section allemande du 2e Bureau, l’écoute de la B.B.C. et de la radio de Genève. À son bureau lyonnais de l’avenue de Saxe, Berty recrute pour le mouvement les premiers adhérents et collecte les premiers fonds. Au contraire d’autres mouvements émergents, le recrutement du M.L.N. s’effectue suivant un large éventail politique et social.

Simone Michel Levy

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Alias : Emma - Françoise - Madame Royale - Mademoiselle Flaubert - Madame Bertrand

 Elle sera chargée au sein du réseau CND Castille de l'établissement de faux papiers et de la mise en place  de postes emetteurs.

 

Dès l'Armistice, elle s'élève contre la capitulation de la France et entre dans la Résistance en décembre 1940.

En 1941, elle participe avec Maurice Horvais, à la création du réseau "Action PTT", sous la direction d'Ernest Pruvost, collègue rencontré lorsqu'elle était en poste à Chauny. Le réseau a pour but, en profitant des possibilités professionnelles des PTT, d'étendre sur toute la France une ramification de cellules de renseignements et de transmissions.

Dans un premier temps, Simone Michel-Lévy met toute son énergie à développer un système de "boîte aux lettres" pour les communications clandestines.

Ses missions d'adjoint, responsable du secteur "radio", la conduisent à se déplacer fréquemment pour organiser l'"hébergement" de postes émetteurs, notamment dans le Sud-ouest, en Bretagne, et en Normandie. A Caen, elle assure ainsi, fin janvier 1942, sous le pseudonyme de Madame Flaubert, la première liaison avec le groupe local de la résistance PTT d'Henri Le Veillé, à qui elle amène, début mars, deux opérateurs radio équipés de leur poste.

A l'automne 1942, le réseau "Action PTT", qui s'est développé, prend contact avec la "Confrérie Notre-Dame" (CND) du colonel Rémy et l'"Organisation civile et militaire" (OCM) du colonel Touny. Pour la CND, Simone Michel-Lévy met en place, Gare de Lyon, une centrale permettant le transport du courrier clandestin et de postes émetteurs, par voitures postales et sacs plombés, en s'appuyant sur les "ambulants" des PTT dirigés par Edmond Debeaumarché. Un dépôt identique existe à la Gare Montparnasse pour les expéditions vers l'ouest.

Elle réalise ainsi, sous les pseudonymes de "Françoise" et de "Madame Royale", un excellent système d'acheminement du courrier à travers la France, qui marche à la perfection, soit par voie maritime, c'est-à-dire jusqu'aux chalutiers, soit par voie aérienne, et cela dans les deux sens.

Dès les premières heures du Service du Travail obligatoire (STO) en 1943, elle établit plus de cent cartes professionnelles des PTT à des jeunes réfractaires. En janvier 1943, Simone Michel-Lévy devient agent P1 (régulier) puis agent P2 (permanent). Elle mène donc une véritable double-vie, extrêmement harassante et anxiogène. Son chef de service Gaston Letellier, qui ferme les yeux sur ses absences et ses retards, indique qu'à cette époque : « Après des nuits de veille, des voyages épuisants, au retour de missions périlleuses de parachutage, on revoit Simone à sa table de travail, les traits tirés, mais souriante. Rien ne pouvait entamer son ardeur et la véritable flamme qui l'animait ».

La trahison de "Tilden", chef-opérateur radio de la CND, qui est à l'origine du démantèlement de la CND, met fin brutalement à son action. Au soir du 5 novembre 1943, Emma est appelée d'urgence par ce dernier dans un café proche de son bureau, le "François Coppée", boulevard du Montparnasse. C'est un piège. Elle est immédiatement arrêtée et conduite 101 avenue Henri Martin, dans les locaux de Georges Delfanne, alias Masuy, auxiliaire français de la Gestapo. Abominablement torturée par Masuy, Simone Michel-Lévy ne parle pas et est livrée à la Gestapo de la rue des Saussaies.

Internée à Fresnes puis au camp de Royallieu (Compiègne), Simone Michel-Lévy quitte la gare de Compiègne le 31 janvier 1944 dans le convoi des "27 000". Elle arrive le 3 février au camp de Ravensbrück où, pendant la quarantaine, elle aide une camarade musicienne à organiser une magnifique chorale qui fait un moment oublier leurs peines aux prisonnières.

En avril 1944, elle est envoyée en Tchécoslovaquie, au kommando de Holleischen, dépendant du camp de Flossenbürg, pour travailler dans une usine d'armement qui fabrique des munitions anti-aériennes. Elle y continue son action de résistante en sabotant.

Affectée à l'atelier 131 A de l'usine, elle est chargée de faire passer sous une énorme presse des chariots de cartouches remplies de poudre. Avec deux autres déportées, Hélène Lignier et Noémie Suchet, elle ralentit la chaîne, la désorganise, ce qui se solde parfois, pour la production du Grand Reich, par un manque de 10 000 cartouches. Elles font fonctionner la presse à vide, ce qui l'endommage et constitue, pour elles-mêmes, un danger immédiat malgré la protection d'une tour en maçonnerie. C'est ainsi que finalement la presse saute et qu'un rapport de sabotage visant les trois femmes est rédigé et envoyé à Berlin via Flossenbürg.

La réponse d'Himmler revient plusieurs mois après, dans le courant d'avril 1945, alors que tonnent déjà alentour les canons américains. Entre-temps, elles ont été condamnées à la bastonnade, sentence de 25 coups de bâtons exécutée en présence du commandant du camp et devant leurs camarades déportées.

Le 10 avril 1945, Simone Michel-Lévy, Hélène Lignier et Noémie Suchet doivent partir immédiatement pour le camp de Flossenbürg, où elles sont pendues par les Allemands, le 13 avril, 10 jours seulement avant la libération du camp.

Sources:ordre de liberation

 

Au  sein des réseaux les femmes sont chargées de collecter les renseignements, de les transmettre et de veiller aux retombées des activités aériennes clandestines.

Les renseignements fournis par Yvonne le Roux, du réseau Johnny, facilitent le bombardement des cuirassés allemands Gneisenau et Sharnhorst en rade de Brest.

Anne Marie Bauer du réseau Action, est l'une de celles qui prépare en 1942 les premiers parachutages en Corrèze , en notant les possibilités de caches pour les  armes et le materiel aprés les attérissages.

Aprés 1943, les femmes prennent une large part aux actions entreprises.

Lucie Aubrac

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A la libération-Sud participe aux coups de main contre l'ennemi.

Suzanne Laygue,Jane Kayser, soignent maquisards et résistants bléssés.

D'autres comme                         Simone Seguoin,alias Nicole

 Si c’était à refaire, je le referais parce que je ne regrette rien…non, je n’ai aucun regret ».

 lorsque la guerre éclata. Mais, c’est vraiment en 1944, alors âgée de 19 ans, qu’elle entre dans la résistance.

Son père, conseiller municipal et résistant actif, doit fournir aux Allemands une liste de jeunes filles du village, sans emploi, susceptibles de les servir au château de Spoir où ils étaient installés. Afin que sa fille ne soit pas réquisitionnée, il décide de la faire passer pour couturière. Mais, un matin, les Allemands arrivent à la ferme avec une pile de vêtements à raccommoder. Prise à son propre piège, Simone doit quitter Thivars et faire croire qu’elle part travailler à Paris avec sa tante au Bon Marché. C’est à ce moment qu’elle s’engage dans la résistance chartraine aux côtés de son futur compagnon, le lieutenant Boursier, avec une envie toute particulière de suivre les traces de son père. «Mon père avait fait la guerre de 14 et s’était engagé à 18 ans ; c’était un grand résistant », raconte-t-elle. « On n’en parle pas, mais il avait participé à la libération du camp de Voves…c’était vraiment un résistant important ! » La complicité qui l’unissait alors à son père est unique, car aucun de ses trois frères ne s’est engagé dans la résistance. Elle semble avoir été bercée dans le patriotisme depuis son enfance : « Les Allemands étaient des ennemis…on était français !».

C’est alors, sous le pseudonyme de Nicole Minet, que débute sa nouvelle vie. Le groupe des FTP (Francs Tireurs Partisans) qu’elle rejoint lui fournit une carte d’identité en bonne et due forme. L’état-civil de Dunkerque ayant été bombardé, elle devient, comme un grand nombre de résistants, native de Dunkerque.

Sa première mission : récupérer la bicyclette d’une coursière allemande. Alors que celle-ci est dans la poste de Chartres, Nicole s’empare de sa bicyclette qui devient après avoir été repeint, son véhicule de liaison. Après de nombreuses missions entre Châteaudun, Dreux, Chartres, les FTP lui proposent assez rapidement de prendre les armes. S’en suit alors une formation très stricte dans le maniement des armes. « Il fallait montrer son courage et ses opinions ». Elle devient une des seules femmes à participer à des combats de rues, ce qui lui donne une place atypique et respectée au sein de la résistance. Elle participe activement à la libération de Chartres et de ses alentours puis elle part avec une vingtaine de compagnons libérer Paris. « C’était un délire ! » raconte-t-elle volontiers.

 

Dans la France combattante,beaucoup de femmes rejoignent les AFAT (Auxiliaires feminines de l'armée de Terrre).Souvent elles participeront  au débarquement comme ambulancières.D'autres à la Libération accueilleront les déportés à leurs retour des camps, comme à l'hôtel Lutétia à Paris.

 

Galerie Portrait

Haïka Grosman, l’une des organisatrices de la résistance du ghetto de Bialystok qui participa à la révolte du ghetto de Bialystok. Pologne, 1945.Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"Résultat de recherche d'images pour "les femmes dans la Resistance"

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