Seconde guerre  Résistance Française les hommes de l'ombre

17 Juin Pétain,Reynaud et Degaulle

 

Parcours probable des avions allemands pour le bombardement du 17 juin 1940. (Schéma par Etienne Maignen.

A midi trente, dans un discours à la radio, le maréchal Pétain appelle «à cesser le combat». Alors que les soldats français continuent courageusement de se battre sur la Loire, sur le Rhône, dans les Vosges, contiennent les offensives italiennes dans les Alpes, que des millions de civils fuient sur les routes de l’exode, cet appel à la «non résistance» sonne comme un double aveu : celui de l’acceptation de la défaite française, celui de la reconnaissance de la supériorité nazie.​

Ce 17 juin, Paul Reynaud démissionne, aussitôt remplacé par le maréchal Pétain qui invite le jour même les Français "à cesser le combat". Rassurée, par la présence à la tête du pays du vainqueur de Verdun qui apparaît pour beaucoup comme l'homme providentiel, l’opinion publique dans sa grande majorité exprime un certain soulagement de voir la guerre se terminer.

arrivé de Londres pour discuter en Conseil des ministres en tant que sous secrétaire du gouvernement Reynaud a des modalités d'application, d'un surprenant projet d'acte d'union indissoluble et étroite entre la Grande-Bretagne et la France.Concoctè par Jean Monnet, chef de la délégation économique  francaise à Londres,et Sir Robert Vansittart,secrétaire permanent du Foreign office, le projet suscite l'enthousiasme de de Gaulle,Paul Reynaud et Churchill.Lu en Conseil des  ministres,il étonne plusqu'il ne convainc.
L'ampleur de la défaite et l'exode avec ses longs convois hétéroclites ont, il est vrai, fortement ébranlé les consciences, profond traumatisme qui oriente durablement l'opinion vers le maréchalisme.
Vingt-sept parlementaires – dont Édouard Daladier, Georges Mandel arrêté le 17 juin et accusé d’avoir fomenté un coup d'état, Jean Zay, Pierre Mendès France refusent cependant de suivre le maréchal Pétain et appareillent du Verdon, à bord du Massilia,.

Le général de Gaulle est venu de Bordeaux en Angleterre par avion, le 17 juin tôt le matin, accompagné du général Edward Spears, agent de liaison personnel de Churchill auprès du gouvernement français. Celui-ci témoigne de leur première démarche commune : « Le jour même de notre arrivée à Londres, je conduisis de Gaulle chez Churchill, au numéro 10 Downing Street. Une des premières choses qu’il lui demanda fut l’autorisation de parler à la France par la BBC, ce que le Premier ministre lui accorda sans un instant d’hésitation. Churchill obéit sans doute à l’impulsion généreuse de donner satisfaction à ce Français, fugitif et solitaire, qui demeurait fidèle à notre cause, mais il pensa aussi certainement que le simple fait d’une voix française, éloquente, appelant à la résistance, pouvait éveiller des échos inattendus. »

De Gaulle repart pour Londres le 17 au matin, toujours avec l’avion prêté par Churchill. Le 17 après-midi, il télégraphie au gouvernement Pétain "pour m’offrir à poursuivre dans la capitale anglaise, les négociations que j’avais commencées la veille au sujet du matériel en provenance des Etats-Unis, des prisonniers allemands et des transports vers l’Afrique" (Mémoires de guerre).

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